L’écrivain royaliste, Jean Raspail, auteur notamment du sulfureux “Le camp des saints”, un roman imaginant avec effroi l’arrivée d’un million de migrants sur la Côte d’Azur, est décédé samedi à quelques jours de son 95e anniversaire, a-t-on appris auprès de son éditeur et de son fils. Hospitalisé à l’hôpital Henry-Dunant à Paris, l’écrivain, catholique traditionnaliste, avait reçu vendredi les derniers sacrements . Il est “mort paisiblement entouré des siens”, a indiqué son fils Quentin à l’AFP.
Jean Raspail était hospitalisé depuis la fin décembre et, en raison de l’épidémie de coronavirus, sa famille n’a pas pu le voir jusqu’à ces derniers jours. “Cette situation a touché beaucoup de familles et c’est vraiment horrible”, a confié le fils de l’écrivain.
Admiré par les uns, décrié par les autres, l’écrivain qui s’était autoproclamé consul général de Patagonie se défendait d’être d’extrême droite, se définissant comme “royaliste”, “homme libre, jamais inféodé à un parti”.
Il reconnaissait cependant être bien “ultraréactionnaire”, “attaché à l’identité et au terroir” et farouchement opposé au “métissage”.